- 140 euros au premier trimestre
- 2510 au deuxième
- 7823,30 au troisième
- 14 434,95 au dernier !
Archive pour la Catégorie 'Entrepreneuriat'
Petit coup de pouce à Nicolas Thouzeau, un camarade de promotion à l’EFREI qui vient de monter une start-up très prometteuse : Usine à Design. Le site est sorti début octobre.
Usine à Design est un site de e-commerce qui propose de commander des meubles personnalisables très bon marché. Le visiteur choisi d’abord un article (fauteuil, table, chaise, etc…) puis il peut lui donner l’apparence qu’il souhaite parmi une sélection de matières et de couleurs.
Le design des produits est fait en Europe, les produits étant fabriqués à la demande directement en Asie. Les visiteurs peuvent également voter pour les produits pouvant être ajoutés au catalogue.
Ce site est en quelque sorte un mélange entre le site NikeID, qui propose de commander des chaussures Nike entièrement personnalisables et de myfab un site permettant de commander des meubles très bons marché directement aux usines asiatiques.
Je connais bien Nicolas pour avoir créé avec lui l’association de finance de l’EFREI EFFI qui regroupait 2 clubs d’investisseurs (EFREInvest et Wall Street EFREI). Plus tard je l’avais retrouvé aux oraux d’entrée au Mastère Spécialisé HEC Entrepreneurs ou malheureusement la sélection a eu raison de nous. Il est d’ailleurs associé à 3 anciens d’HEC.
Souhaitons leur bonne chance dans cette nouvelle aventure !
Il y a quelques jours j’écrivais sur ce blog un article à propos de mon expérience d’auto-entrepreneur : Auto-entrepreneur et trimestres cotisés pour la retraite.
La semaine dernière je reçois une belle invitation de l’Elysée.
Monsieur Nicolas Sarkozy
Président de la Républiquevous prie de bien vouloir assister au discours qu’il prononcera à l’occasion de la réception en l’honneur des auto-entrepreneurs, au Palais de l’Elysée, le jeudi 14 mai 2009 à 11h30.
Évidement ce matin je répondais présent à l’invitation, si je déclare mon activité en tant qu’auto-entrepreneur, autant profiter des petits fours ;)
Dans son discours, notre président a annoncé que nous étions désormais 150 000 entrepreneurs au bout de 4 mois, alors que l’objectif du gouvernement était de 100 000 inscriptions en 6 mois. Il a également parlé de la création d’entreprise en général et des aides à l’innovation : prêt OSEO, Crédit Impôt Recherche, Jeune Entreprise Innovante et Universitaire, défiscalisation ISF, etc… je suis complètement d’accord et je le dis souvent, la France est un pays qui fait aujourd’hui beaucoup pour l’innovation. Par ailleurs on entend de moins en moins de créateurs de start-up dire qu’ils souhaitent s’expatrier aux Etats-Unis.
Le problème est plutôt et il le reconnaît lui même en faisant un petit écart à son discours, de passer de la petite entreprise à la moyenne entreprise, puis de moyenne à la grande.
Un extrait de son discours est disponible sur LCI.
Quelques petites statistiques tirées du dossier de presse : 70% des auto-entrepreneurs sont des hommes contre 63% pour les créateurs habituels, ils sont également plus âgés 40 ans en moyenne contre 37,5 ans.
Parmi les membres du gouvernement que j’ai reconnu étaient présents : Christine Lagarde, Hervé Novelli, Eric Woeth, Nathalie Kosciusko-Morizet.
En ce qui concerne les invités, j’ai reconnu Frédéric Bedin président de CroissancePlus, François Hurel et Bruno Fuchs de l’Union des auto-entrepreneurs.
Voici quelques photos prise à cette occasion :
Et en haute résolution ici : Photos de la réception Auto-Entrepreneur à l’Elysée
Aujourd’hui petit article sur mon expérience d’entrepreneur sous le régime auto-entrepreneur. Ainsi que quelques conseils issus des discussions avec mon papa Michel Bohdanowicz, expert-comptable.
Depuis le 19 février 2009, il est possible de devenir auto-entrepreneur en tant que profession libérale en s’inscrivant sur le site dédié de l’URSSAF.
Ni une, ni deux, je dépose un dossier d’inscription afin de pouvoir facturer en nom propre des prestations d’ingénierie informatique (conseil, formation, référencement, services, animation de conférence, etc…).
Une dizaine de questions à remplir sur un site internet et 15 jours plus tard je reçois mon n° SIRET par la poste. Je suis donc bel et bien auto-entrepreneur, prêt à signer mon premier contrat.
Qu’est-ce que le statut d’auto-entrepreneur ?
L’auto-entrepreneur remplace l’ancien régime micro-social. Le principe est de permettre à tout à chacun de créer une entreprise très simplement. Il n’y a aucune charges fixes, vous êtes en fait imposé à un pourcentage de votre chiffre d’affaires. Ce dernier ne doit cependant pas dépasser 80 000 euros pour les activités d’achat-revente (type vente sur eBay), 32 000 euros pour les autres.
Concernant les charges sociales :
- 12% du CA pour les activités d’achat-revente
- 21,3% du CA pour les activités de services
- 18,3% du CA pour les profession libérale relevant de le CIPAV (la liste des professions libérale autorisées)
- 1% du CA pour l’achat-revente
- 1,7% du CA pour le service
- 2,2% du CA pour les activités libérales
Quelles sont les formalités ?
Les déclarations se font directement en ligne à la fin de chaque trimestre sur Net Entreprises. Cependant si votre revenu de l’année a été inférieur à 11 725 euros, vous êtes automatiquement exonéré. Lors de votre déclaration sur Net Entreprise, il peut être donc être intéressant de demander à n’être prélevé que pour les charges sociales.
Les factures émises doivent être conservées et porter la mention «TVA non applicable, article 293 B du CGI ». Vous devez également tenir un livre-journal détaillant vos recettes. Certains documents types sont disponibles sur le site de l’auto-entrepreneur.
Pour ma part, j’utilise le logiciel Ciel Auto-entrepreneur Facile qui est gratuit, alors pourquoi s’en priver ?
Quid de la retraite ?
Aujourd’hui le calcul de la retraite se fait de la façon suivante (mais d’ici 40 ans, compte tenu de notre déficit public, gageons qu’il va changer) :
50 % du salaire moyen de vos 10 25 meilleures années de cotisation x nombre de trimestres cotisés / 160
Cela signifie que pour bénéficier d’une retraite complète, il faut cotiser 160 trimestres. C’est à dire 40 ans de labeur ! Pour les gens qui comme moi ont fait des études à rallonge, cela signifie travailler au delà des 60 ans. Il est toujours possible de racheter des trimestres, mais cela coûte généralement assez cher.
Comme dans toute activité, l’auto-entrepreneur cotise pour sa retraite. C’est le Régime Social des Indépendant en a la charge.
Une circulaire du RSI parue le 9 avril 2009, explique en détail la prise en compte des trimestres pour les auto-entrepreneur. Dans mon cas en profession libérale, j’obtiens :
- 1 trimestre dès le premier euro déclaré,
- 2 trimestres à partir de 5 279 €,
- 3 trimestres à partir de 7 919 €,
- 4 trimestres à partir de 10 558 €.
Mon conseil à tous les étudiants de France et de Navarre, dès votre baccalauréat, enregistrez vous en tant qu’auto-entrepreneur, et facturez au moins 1 euros par an. Si j’avais pu faire ça à l’époque j’aurais déjà 5 trimestres de plus au compteur…
Quels sont les risques ?
Comme toute entreprise déclarée en nom propre, vos biens personnels peuvent être saisis en cas de dettes. Selon votre activité, il peut être plus intéressant d’opter directement pour une SARL.
Dans tous les autres cas, n’importe qui devrait devenir auto-entrepreneur, nous avons tous eu un jour où l’autre quelqu’un qui nous a demandé un service (babysitting, dépannage en informatique, etc…). Pas de chiffre d’affaires, pas d’impôts, alors pourquoi ne pas anticiper ?
Pour plus d’informations je vous invite à consulter le site de l’auto-entrepreneur. Et si vous êtes à la recherche d’un expert-comptable en Ile-de-France, Gironde ou Guadeloupe, une seule adresse bien sûr : Compta.net, ainsi qu’un blog.
Comme certains d’entres vous le savent déjà, j’ai présenté le projet BaseClip au Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes 2009, organisé conjointement par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (MESR), Oséo et l’ANR. Le résultat du concours est attendu courant juin.
Dans le cadre de cette participation, j’étais gracieusement invité hier à Capital-Workshop, une journée de conférence faisant partie de la Capital-Week organisée par Mar-Tech & Finance. Je n’attendais pas grand chose de cette journée, j’ai été agréablement surpris ! De 9h à 18h, les conférences étaient toutes plus intéressantes les unes que les autres…
Studieux et assidu comme à l’époque de mes études à l’EFREI, j’ai terminé avec 17 pages de notes et surtout la sensation que c’est vraiment le moment de foncer et de créer une entreprise technologique.
Voici un peu en vrac les points importants que j’ai retenu de cette journée :
- La création fin 2008 du Centre Francilien de l’Innovation, qui regroupe les anciens CRITTs. Ce centre propose des subventions pouvant aller jusqu’à 70 000 euros pour les entreprises innovantes implantées en Ile-de-France.
- Si vous recherchez des investisseurs, vous devriez visiter les sites de France Angels, de l’Afic et de l’Unicer qui comportent des annuaires.
- Le montant moyen investi par une personne redevable de l’ISF est de 10 à 20 000 euros. Si vous recherchez des sommes beaucoup plus importantes via ce biais, vous devriez demander à vos investisseurs de se constituer en holding, ce afin d’éviter d’atomiser son actionnariat (ces derniers continuent de bénéficier des 75% d’abattement d’impôt).
- Vous êtes redevable de l’ISF mais vous ne savez pas ou placer votre argent. Il y a mieux que les fonds ISF type FCPI ou FIP (50% de déduction) : les holdings ISF agrées par l’AMF (75% de déduction hors frais), exemple avec Cap ISF qui était présent à Capital-Workshop.
- Sinon il y a la plate-forme Oséo Capital PME qui met en relation les investisseurs et les sociétés en recherche de financement.
- Faire une due-diligence sur ses investisseurs, appeler les administrateurs des sociétés dans lesquels l’investisseur à précédemment placé son argent.
- Concernant le CIR et la JEI, je vous invite à consulter le Guide du Crédit d’Impôt Recherche et le Guide pratique de la Jeune Entreprise Innovante écrits par le MESR.
- La jeune entreprise universitaire (JEU) est en place depuis janvier 2009. Cela comporte les mêmes avantage qu’une JEI, mais pas de condition de 15% de recherche, à condition que le projet soit issu d’un projet de recherche dans un établissement d’enseignement supérieur (une convention doit être signée avec l’établissement).
- Selon une étude du Syntec, seulement 6% des entreprises on eut des problèmes lors de contrôles fiscaux à cause du CIR. S’il y a un bon processus de suivi de la recherche, il n’y a pas de raison d’avoir de soucis (et pas non plus de raison de demander un rescrit). Le CIR est remboursé en moyenne sous 4 semaines.
- Les réseaux sociaux professionnels : pour certains commerciaux, c’est devenu le premier moyen de prospection. 60% des recrutements faits par le cabinet Altaide se font sur LinkedIn ou Viadeo (voir la présentation faite par Altaide à Capital Workshop : Les 10 conseils clés du Recrutement et de la Gestion RH en Start-up)
- En Europe, les brevets logiciels ne peuvent être déposés que s’ils comportent des interactions physiques.
- 2009 est la 11e édition du Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes. Il y a en moyenne 1 100 dossiers déposés par an. Plus de 1 000 entreprises innovantes ont été créées depuis la première édition.
- Je vous invite également à lire L’accompagnement des startups high-tech en France qui est véritablement la bible pour nous créateurs d’entreprises (innovantes ou non d’ailleurs). Son auteur Olivier Ezratty était d’ailleurs présent à Capital-Workshop, peut-être que son essai sera mis à jour bientôt…
Encore une fois, félicitations à Emmanuel Libaudière et les équipes de Mar-Tech & Finance. Cette journée justifie à elle seule une participation au concours du Ministère de la recherche !























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