Archive pour la Catégorie 'Entrepreneuriat'

Un point mon année d’auto-entrepreneur 2010

Je n’ai pas été très bavard sur le blog auto-entrepreneur du magazine l’Entreprise et sur Why bioub? récemment. Profitons de cette fin d’année pour faire un point sur ces 12 derniers mois en tant qu’auto-entrepreneur.

Mon activité d’auto-entrepreneur se décompose toujours en 4 parties :

- de la formation au développement informatique (principalement web)
- du développement d’applications et de sites internet
- du conseil aux entreprises
- et de désormais minces revenus de blogs.

Alors que j’ai eu des mois de janvier à mars très creux, mon activité de formateur m’a occupée quasiment à temps plein d’avril à octobre. J’ai atteins le plafond de 32100 euros autorisé aux auto-entrepreneurs dès le mois de septembre et ai décidé de lisser mes encaissements sur 2010 et 2011. Problème j’ai déjà atteins la moitié du plafond pour 2011 et vais devoir certainement changer de structure juridique dans le courant de l’année.

Courant novembre, j’ai décidé de changer de voie. Plutôt que la formation j’ai décider de faire plus de développement et de me former à des technologies de développement de sites internet plus pointues. Jusqu’à maintenant j’avais développé des projets pour Alstom, Auto-occasion.fr et Kalitess (agence hotesse), mais toujours seul et depuis chez moi.

Dans un premier temps j’ai décidé d’aller bosser en régie, en tant qu’indépendant pour le compte et dans les locaux d’une autre entreprise. Dans un premier temps j’ai posté mon CV sur différents sites d’offres de mission freelance, et ait été contacté par une bonne trentaine de cabinets de recrutement différents. Un peu déçu par le milieu et plutôt que d’envoyer directement des CVs, j’ai décidé qu’il était temps pour moi d’entreprendre à nouveau.

J’ai donc un nouveau projet de start-up dans les cartons, je ne m’autorise plus que 5 jours de formation par mois, ce qui devrait me permettre de subvenir à mes besoins et ne pas déplacement le plafond auto-entrepreneur en 2011.

Des nouvelles de ce projet bientôt !

Bonne fêtes si vous ne me revoyez pas d’ici là.

Une année d’auto-entrepreneur, l’heure du bilan

Voilà tout juste un an que je suis inscrit au statut d’auto-entrepreneur, l’heure pour moi de revenir sur cette première année en tant que créateur d’entreprise.
Pour commencer, voici un petit rappel du contexte. Début 2009, je travaille sur un projet de création de d’entreprise innovante depuis plusieurs mois. BaseClip c’est son nom, est un projet de portail d’informations utilisant les technologies du web sémantique. Problème, c’est un produit qui est long à développer et les perspectives sont incertaines.
Du coup quelques jours par-ci, par-là, je travaille en tant que formateur freelance en informatique pour le compte d’une société de service. Sauf que sans entrer dans les détails, les contrats de travail sont quelques peu douteux. Alors quand au salon des entrepreneurs, j’entends parler du statut d’auto-entrepreneur et de sa prochaine extension aux professions libérales je saute le pas.
Et puis un jour, un ami m’appelle et me dit : « dis-moi j’ai un client qui recherche un prestataire informatique pour sa PME, j’ai pensé que ça pourrait t’intéresser ! ». Et voilà comment j’ai commencé à travailler pour un premier client : SML Conseils, cabinet de conseil en management. Au départ cela s’apparente plus à un job étudiant qu’à une vraie activité, je ne facture que 40 euros/HT de l’heure pour une activité de conseil lorsqu’une SSII en facturerait 100 !
Courant juin nous décidons avec mes associés d’arrêter le projet BaseClip : trop long, trop incertain. Pour la première fois depuis longtemps, je me retrouve sans savoir quoi faire dans l’avenir. Devenir salarié ? Pas franchement dans mon tempérament. Créer une autre start-up ? Oui mais je n’ai plus de brillante idée !
Alors j’ai continuer à faire ce que je faisais par-ci, par-là en tant qu’auto-entrepreneur : de la formation, du conseil, du développement de sites web et d’applications, du blogging. Et au final, durant l’année 2009, j’aurai facturé 24 908,25 euros :
  • 140 euros au premier trimestre
  • 2510 au deuxième
  • 7823,30 au troisième
  • 14 434,95 au dernier !
Une croissance à 3 chiffres trimestre après trimestre ! (Oui je sais les montants des 2 premiers trimestres sont dérisoires pour ce genre de comparaisons, mais laissez moi rêver ;)). Bref vous l’aurez compris, le statut d’auto-entrepreneur m’a permis de rebondir après l’échec de ma première start-up.
J’ai aussi appris à me servir des outils de reporting de Ciel Auto-Entrepreneur Facile, voici comment s’est réparti mon Chiffre d’Affaires :
Répartition du Chiffre d'Affaires en 2009

Répartition du Chiffre d'Affaires en 2009

Aujourd’hui en 2010, je facture 70 euros HT/heure (à mi-chemin entre mes 40 euros de départ et les 100 euros d’une SSII). J’ai dans mes clients une société du CAC 40. Et surtout je vais avoir beaucoup de mal à rester sous le seuil de 32 100 euros de Chiffre d’Affaires ! Oui sauf qu’aujourd’hui j’ai une nouvelle idée de création de start-up et mon activité libérale en tant qu’auto-entrepreneur risque de redevenir secondaire.
La suite de l’aventure bientôt sur ce blog ;)

Start-up : Usine à Design

Petit coup de pouce à Nicolas Thouzeau, un camarade de promotion à l’EFREI qui vient de monter une start-up très prometteuse : Usine à Design. Le site est sorti début octobre.

Usine à Design est un site de e-commerce qui propose de commander des meubles personnalisables très bon marché. Le visiteur choisi d’abord un article (fauteuil, table, chaise, etc…) puis il peut lui donner l’apparence qu’il souhaite parmi une sélection de matières et de couleurs.

Le design des produits est fait en Europe, les produits étant fabriqués à la demande directement en Asie. Les visiteurs peuvent également voter pour les produits pouvant être ajoutés au catalogue.

Usine à Design

Usine à Design

Ce site est en quelque sorte un mélange entre le site NikeID, qui propose de commander des chaussures Nike entièrement personnalisables et de myfab un site permettant de commander des meubles très bons marché directement aux usines asiatiques.

Je connais bien Nicolas pour avoir créé avec lui l’association de finance de l’EFREI EFFI qui regroupait 2 clubs d’investisseurs (EFREInvest et Wall Street EFREI). Plus tard je l’avais retrouvé aux oraux d’entrée au Mastère Spécialisé HEC Entrepreneurs ou malheureusement la sélection a eu raison de nous. Il est d’ailleurs associé à 3 anciens d’HEC.

Souhaitons leur bonne chance dans cette nouvelle aventure !

Réception en l’honneur des auto-entrepreneurs au Palais de l’Elysée

Il y a quelques jours j’écrivais sur ce blog un article à propos de mon expérience d’auto-entrepreneur : Auto-entrepreneur et trimestres cotisés pour la retraite.
La semaine dernière je reçois une belle invitation de l’Elysée.

Monsieur Nicolas Sarkozy
Président de la République

vous prie de bien vouloir assister au discours qu’il prononcera à l’occasion de la réception en l’honneur des auto-entrepreneurs, au Palais de l’Elysée, le jeudi 14 mai 2009 à 11h30.

Évidement ce matin je répondais présent à l’invitation, si je déclare mon activité en tant qu’auto-entrepreneur, autant profiter des petits fours ;)

Dans son discours, notre président a annoncé que nous étions désormais 150 000 entrepreneurs au bout de 4 mois, alors que l’objectif du gouvernement était de 100 000 inscriptions en 6 mois. Il a également parlé de la création d’entreprise en général et des aides à l’innovation : prêt OSEO, Crédit Impôt Recherche, Jeune Entreprise Innovante et Universitaire, défiscalisation ISF, etc… je suis complètement d’accord et je le dis souvent, la France est un pays qui fait aujourd’hui beaucoup pour l’innovation. Par ailleurs on entend de moins en moins de créateurs de start-up dire qu’ils souhaitent s’expatrier aux Etats-Unis.

Le problème est plutôt et il le reconnaît lui même en faisant un petit écart à son discours, de passer de la petite entreprise à la moyenne entreprise, puis de moyenne à la grande.

Un extrait de son discours est disponible sur LCI.

Quelques petites statistiques tirées du dossier de presse : 70% des auto-entrepreneurs sont des hommes contre 63% pour les créateurs habituels, ils sont également plus âgés 40 ans en moyenne contre 37,5 ans.

Parmi les membres du gouvernement que j’ai reconnu étaient présents : Christine Lagarde, Hervé Novelli, Eric Woeth, Nathalie Kosciusko-Morizet.
En ce qui concerne les invités, j’ai reconnu Frédéric Bedin président de CroissancePlus, François Hurel et Bruno Fuchs de l’Union des auto-entrepreneurs.

Voici quelques photos prise à cette occasion :

Et en haute résolution ici : Photos de la réception Auto-Entrepreneur à l’Elysée

Auto-entrepreneur et trimestres cotisés pour la retraite

Aujourd’hui petit article sur mon expérience d’entrepreneur sous le régime auto-entrepreneur. Ainsi que quelques conseils issus des discussions avec mon papa Michel Bohdanowicz, expert-comptable.

Depuis le 19 février 2009, il est possible de devenir auto-entrepreneur en tant que profession libérale en s’inscrivant sur le site dédié de l’URSSAF.

Ni une, ni deux, je dépose un dossier d’inscription afin de pouvoir facturer en nom propre des prestations d’ingénierie informatique (conseil, formation, référencement, services, animation de conférence, etc…).
Une dizaine de questions à remplir sur un site internet et 15 jours plus tard je reçois mon n° SIRET par la poste. Je suis donc bel et bien auto-entrepreneur, prêt à signer mon premier contrat.

Auto-entrepreneur

Auto-entrepreneur

Qu’est-ce que le statut d’auto-entrepreneur ?

L’auto-entrepreneur remplace l’ancien régime micro-social. Le principe est de permettre à tout à chacun de créer une entreprise très simplement. Il n’y a aucune charges fixes, vous êtes en fait imposé à un pourcentage de votre chiffre d’affaires. Ce dernier ne doit cependant pas dépasser 80 000 euros pour les activités d’achat-revente (type vente sur eBay), 32 000 euros pour les autres.

Concernant les charges sociales :

  • 12% du CA pour les activités d’achat-revente
  • 21,3% du CA pour les activités de services
  • 18,3% du CA pour les profession libérale relevant de le CIPAV (la liste des professions libérale autorisées)
Concernant l’impôt sur le revenu :
  • 1% du CA pour l’achat-revente
  • 1,7% du CA pour le service
  • 2,2% du CA pour les activités libérales

Quelles sont les formalités ?

Les déclarations se font directement en ligne à la fin de chaque trimestre sur Net Entreprises. Cependant si votre revenu de l’année a été inférieur à 11 725 euros, vous êtes automatiquement exonéré. Lors de votre déclaration sur Net Entreprise, il peut être donc être intéressant de demander à n’être prélevé que pour les charges sociales.

Les factures émises doivent être conservées et porter la mention «TVA non applicable, article 293 B du CGI ». Vous devez également tenir un livre-journal détaillant vos recettes. Certains documents types sont disponibles sur le site de l’auto-entrepreneur.

Pour ma part, j’utilise le logiciel Ciel Auto-entrepreneur Facile qui est gratuit, alors pourquoi s’en priver ?

Quid de la retraite ?

Aujourd’hui le calcul de la retraite se fait de la façon suivante (mais d’ici 40 ans, compte tenu de notre déficit public, gageons qu’il va changer) :

50 % du salaire moyen de vos 10 25 meilleures années de cotisation x nombre de trimestres cotisés / 160

Cela signifie que pour bénéficier d’une retraite complète, il faut cotiser 160 trimestres. C’est à dire 40 ans de labeur ! Pour les gens qui comme moi ont fait des études à rallonge, cela signifie travailler au delà des 60 ans. Il est toujours possible de racheter des trimestres, mais cela coûte généralement assez cher.

Comme dans toute activité, l’auto-entrepreneur cotise pour sa retraite. C’est le Régime Social des Indépendant en a la charge.

Une circulaire du RSI parue le 9 avril 2009, explique en détail la prise en compte des trimestres pour les auto-entrepreneur. Dans mon cas en profession libérale, j’obtiens :

  • 1 trimestre dès le premier euro déclaré,
  • 2 trimestres à partir de 5 279 €,
  • 3 trimestres à partir de 7 919 €,
  • 4 trimestres à partir de 10 558 €.

Mon conseil à tous les étudiants de France et de Navarre, dès votre baccalauréat, enregistrez vous en tant qu’auto-entrepreneur, et facturez au moins 1 euros par an. Si j’avais pu faire ça à l’époque j’aurais déjà 5 trimestres de plus au compteur…

Quels sont les risques ?

Comme toute entreprise déclarée en nom propre, vos biens personnels peuvent être saisis en cas de dettes. Selon votre activité, il peut être plus intéressant d’opter directement pour une SARL.

Dans tous les autres cas, n’importe qui devrait devenir auto-entrepreneur, nous avons tous eu un jour où l’autre quelqu’un qui nous a demandé un service (babysitting, dépannage en informatique, etc…). Pas de chiffre d’affaires, pas d’impôts, alors pourquoi ne pas anticiper ?

Pour plus d’informations je vous invite à consulter le site de l’auto-entrepreneur. Et si vous êtes à la recherche d’un expert-comptable en Ile-de-France, Gironde ou Guadeloupe, une seule adresse bien sûr : Compta.net, ainsi qu’un blog.